J'ai peur, j'cours, j'fuis, ma vie, a tout allure dans cette ville. Nuit d'folie, mon visage apeuré éclairé par les phares d'ces automobiliste égarés, mon ombre projetée sur ces murs d'pierres froides par la lumière d'quelques lampadaires. Et cette ruelle sera mon refuge pour cette nuit, silencieuse et sombre comme mon c½ur. Assis entre c'carton et cette benne, la tête entre mes mains, l'visage en sueur, reprendre son souffle, s'calmer, respirer. J'sais qu'j'n'suis pas seul, elle est la aussi, ma vieille ennemie, recroiser sa route, elle est la dans ma poche, elle n'attend qu' un moment de faiblesse d'ma part, j'la sens, elle est plus forte, a prit mon contrôle, ma manche est relevée, elle n'a plus qu'a faire son action, et j'serais la, heureux, l'temps d'un instant sur cette bouche d'égout. Mon cadavre a trouvé la bonne place parmi les déchets sur l'sol pavé. C'n'est qu'une pourriture d'plus dans cette ruelle, les chiens errants auront bientôt d'quoi s'régaler.