The Kooks en fond sonore, les souvenirs ressurgissent. La chambre se métamorphose petit a petit. La lampe devient projecteur, le lit scène, le son des enceintes augmente, les basses explosent les amplis. La solitude s'atténue, immersion dans une foule dansante au rythme des accords. Elle est la, au milieu de tous, mais pourtant elle se détache de tout ca, par sa beauté. Je ne vois qu'elle, le concert en devient secondaire, le monde autour de moi s'arrête, il n'y a plus qu'elle, objet de mes désirs. La musique s'arrête, le concert se termine, retour a la réalité. De nouveau seul sur ce lit. C'était il y a de ça un an, depuis tout a changé, cette fille porte désormais un nom, son nom. Je l'ai tant de fois prononcé qu'il fait parti de moi. Je ne vis plus qu'a travers elle. Mais plus rien n'est comme avant, elle s'éloigne de plus en plus et rien ne semble l'arrêter. Elle emporte avec elle ce qui me reste d'humanité. Je finirais surement par en crever, crever de cette absence. Ma vie dépend de sa présence, je ne suis plus rien, elle m'a tout prit.

# Postato lunedì 23 novembre 2009 01:01

Joyeux Anniversaire

Joyeux Anniversaire


L'aube est la, j'ouvre les yeux doucement. Encore une odeur de cigarette dans la chambre, une bouteille de whisky vide a remplacé depuis bien longtemps déjà les livres de chevet sur la table de nuit. Les premiers rayons de soleil éclairent la pièce a travers le store entre ouvert. Le reflet illumine le poster de Morrison accroché au mur et jauni par le temps. Bailler, s'étirer, se frotter les yeux. Marcher vers la chaise, enfiler le t-shirt a l'effigie de Hendrix pausé la. Un réveil parmi tant d'autre. Elle est la dans la cuisine, devant son bol de café, silencieuse, penseuse. Le journal est ouvert, elle le regarde a peine, sa cigarette se consume dans le cendrier. Un vieux vinyle de Joplin tourne dans le fond de la salle a manger, laissant échapper quelque Summertime étouffé. Pas d'autre mot dans la pièce, tout juste un regard. S'approcher, la regarder, sentir que tout est différent ce matin. Que rien ne sera pareil demain, elle le sait aussi bien que moi. Ne pas prononcer ses mots. On ne souhaite pas un joyeux anniversaire un jour comme ca. Elle se lève, s'habille, s'en va vers son destin dans sa veste de cuire. La porte se ferme, c'est la fin, elle venait d'avoir 27 ans.

# Postato venerdì 28 agosto 2009 06:21

Tel un dechet.

Tel un dechet.
J'ai peur, j'cours, j'fuis, ma vie, a tout allure dans cette ville. Nuit d'folie, mon visage apeuré éclairé par les phares d'ces automobiliste égarés, mon ombre projetée sur ces murs d'pierres froides par la lumière d'quelques lampadaires. Et cette ruelle sera mon refuge pour cette nuit, silencieuse et sombre comme mon c½ur. Assis entre c'carton et cette benne, la tête entre mes mains, l'visage en sueur, reprendre son souffle, s'calmer, respirer. J'sais qu'j'n'suis pas seul, elle est la aussi, ma vieille ennemie, recroiser sa route, elle est la dans ma poche, elle n'attend qu' un moment de faiblesse d'ma part, j'la sens, elle est plus forte, a prit mon contrôle, ma manche est relevée, elle n'a plus qu'a faire son action, et j'serais la, heureux, l'temps d'un instant sur cette bouche d'égout. Mon cadavre a trouvé la bonne place parmi les déchets sur l'sol pavé. C'n'est qu'une pourriture d'plus dans cette ruelle, les chiens errants auront bientôt d'quoi s'régaler.

# Postato domenica 02 agosto 2009 13:03

Mon avant bras je l'ai piqué, comme on provoque l'enfer.

Mon avant bras je l'ai piqué, comme on provoque l'enfer.

J'étais la dans le noir, seul face a elle, lutter, encore un peu. Puis céder. Ce laisser posséder. Accepter sa présence, la laisser prendre le contrôle. Et elle a parcouru mon corps, effleurant ma peau, comme ma plume sur ce papier. Elle c'est introduite en moi, a fait sa course folle dans mon sang, du c½ur au cerveau. Jouissance passagère, la sur un lit, absence. Plus rien n'a d'importance jusqu'à la redescente, le prolongement de la galère, le début de la fin. Mais a quoi bon y penser, Héroïne de mes envies, le voyage ne fait que commencer, on se retrouvera la nuit prochaine, de nouveau la lutte commencera et puis je te laisserais encore une fois faire ton action, me rendre complètement accro a toi et tes pouvoirs. Tu seras ma dépendance, nous formeront plus qu'un, je serais toi, tu seras moi, partout ou je serais, je te chercherais pour que tu apaises mes maux de ta présence destructive.

# Postato mercoledì 15 luglio 2009 08:09

J'aurais aimé l'aimer comme on aime le Soleil.

J'aurais aimé l'aimer comme on aime le Soleil.

J'ai rien a lui offrir, juste des miettes, des miettes de c½ur, d'humain. Pourtant elle reste la, toujours. Ma pauvreté sentimentale ne l'effraie pas, loin de la. Elle est forte, bien trop forte pour partir, abandonner, m'abandonner. Stupide, j'ai rien a lui offrir, ni a elle, ni aux autres et pourtant ils gravitent toujours autour de moi. Sans mot elle me regarde, j'en fait de même, échange silencieux dans la pénombre de la nuit. On peut rester des heures comme ca, sans échanger, juste une présence, sa présence. C'est peut être ca l'amour, la communion de deux êtres, même dans les situations les plus tordues. Je ne sais comment l'aimer, comment lui rendre ce qu'elle m'apporte. J'aimerais la combler de joie, la faire pleurer de bonheur et non de tristesse, lui dire que je l'aime, qu'elle m'est devenu indispensable, mais rien ne sort de mon c½ur, ni de ma bouche, grave erreur qui conduira surement a ma fin, notre fin.
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# Postato mercoledì 15 luglio 2009 08:07